Les leçons de l’affaire Mitterrand
Depuis lundi et la diffusion de l’émission Mots Croisés d’Yves Calvi, ce qu’il est tenu désormais d’appeler l’affaire Mitterrand ne cesse de prendre de l’ampleur. A travers cette controverse, plusieurs conclusions alarmantes peuvent êtres tirées sur l’état de déliquescence de notre classe politique…
Un Front National renforcé
Le fait que l’affaire ait été dénoncée par le Front National est assez révélateur d’une certaine doxa médiatique. Ainsi, dès la fin de l’émission et alors que la polémique embrase le web, les médias mainstream font le choix du silence et de la bien-pensance.
Il a en effet fallu attendre plus de trois jours pour que les grands médias s’emparent de l’affaire. Pire, lors de la rediffusion de l’émission sur TV5 Monde, le passage contenant l’accusation formulée par Marine Le Pen est tout simplement coupé au montage.
Certes, comme l’a prouvé une enquête de Lexpress.fr, le « buzz » serait vraisemblablement parti de blogs d’extrême droite et le FN n’aurait été dans cette histoire qu’un relais médiatique. Néanmoins, étant donné la controverse suscitée sur le web, cela n’aurait pas dû empêcher les médias de traiter un minimum du sujet.
Comme l’affirme Gérald Andrieu de Marianne 2, en agissant ainsi, les médias n’auront fait que donner plus de crédibilité au Front National et à son éternelle croisade anti-médiatique…
Le PS pris au piège de l’opposition systématique
Lorsque cette polémique a retenti, peu d’hommes politiques ont osé la commenter. Benoit Hamon est l’un des rares à s’y être essayé. Mais sa fonction de porte-parole du PS donne naturellement davantage d’écho à sa prise de position, et l’affaire a tout de suite pris une autre tournure.
Connu pour sa réactivité, Benoit Hamon avait été l’un des premiers à réclamer les démissions de Brice Hortefeux et de Didier Lombard. Aujourd’hui, il semble que cette même promptitude lui joue un mauvais tour puisqu’il s’est prononcé sur des phrases tirées hors de leurs contextes. Invité du Grand Journal de Michel Denisot hier soir, il affirmait pourtant s’être renseigné sur le site de la Fnac et avoir pris le temps de lire quelques extraits du livre.
Pourtant, une lecture partielle ne suffit pas à comprendre ce livre. Zineb Dryef de Rue 89, qui a relu cet ouvrage, est formel : il s’agit bel et bien de jeunes hommes et non d’enfants. Donc pour conclure, tourisme sexuel : oui, pédophilie : non.
Mais la réaction de Benoit Hamon montre les difficultés que rencontre le PS à se positionner en tant que parti d’opposition. Sombrant trop rapidement dans l’opposition systématique, les socialistes font trop souvent feu de tout bois et ne hiérarchisent plus leurs revendications, laissant ainsi se décider des réformes controversées et perdant peu à peu de vue l’essentiel…
La fin de l’espace privé
Dans son livre intitulé Espace public : archéologie de la publicité comme dimension constitutive de la société bourgeoise, le philosophe allemand Jürgen Habermas évoque la constitution historique d’un « espace public », caractérisé par la présence de « personnes privées faisant un usage public (commun, partagé, collectif) de leurs raisons ». Il regrettait alors dans son analyse l’avènement d’une société basée sur la socio-mercatique au détriment de la rhétorique.
Aujourd’hui, au sein du monde politique, force est de constater que les sphères « privée » et « publique » se confondent. Les hommes politiques sont en partie responsables de cette situation puisqu’ils furent les premiers à exploiter leurs vie privées à des fins électoralistes. Cette confusion est pourtant dramatique si l’on pense que tout homme a besoin de conserver un tant soit peu d’intimité pour réussir professionnellement. Pour le bon fonctionnement de nos institutions, nos politiques doivent apprendre à résister à la dictature de la transparence et à la surmédiatisation progressive de la vie publique. Jules de Diner’s Room a ainsi raison de dire que « lorsque le pouvoir se montre, il ne se rapproche pas de ses sujets, mais s’en éloigne ».
Aujourd’hui, nos politiques vivent un certain « retour du bâton ». Bien sûr, Frédéric Mitterrand, lorsqu’il a écrit ce livre en 2005, ignorait qu’il serait nommé Ministre de la Culture, mais il doit désormais assumer ses écrits. Il s’est contenté pour l’instant de déclarations pour le moins provocantes. Jugez-plutôt : « Si le Front National me traine dans la boue, c’est un honneur. Si un député de gauche me traîne dans la boue, c’est une honte pour lui ».
Frédéric Mitterrand profite ainsi intelligemment du fait que l’attaque vienne du Front National pour décrédibiliser l’affaire et s’en dédouaner. Nous ne pouvons pas nous satisfaire de ses réponses. Un Ministre de la République, lorsqu’il est suspecté de tels méfaits, se doit de réagir avec force, sous peine de légitimer le tourisme sexuel et de fragiliser la position de la France sur ce sujet.
Dans cette affaire, même si l’hypocrisie et les mesquineries font bon ménage, Frédéric Mitterrand se doit d’adopter une attitude plus responsable. Son ouvrage était empreint de regrets et de mélancolie : il doit aujourd’hui pousser plus loin son repentir…
La séquence de Mots Croisés :



Que Monsieur Mitterand ait recours à la prostitution est un choix qui ne nous regarde pas.
Pour moi, il y a deux affaires ici :
- la première : faire de telles révélations sur sa vie privée, de manière publique à travers un roman aux parties autobiographie assumées, et qu’il soit ensuite nommé ministre de la Culture est un très mauvais message passé. En le mettant au service de notre pays pour ses qualités, la présidence envoie le message que ces données connues du personnage ne sont pas rédhibitoire. Plutôt fâcheux pour un Sarkozy qui a tant intenté à la prostitution…
- la deuxième : faire cette publicité au tourisme sexuel dans ses écrits. Là encore Mitterand, livre de manière autobiographique ses pratiques. D’un point de vue privé, c’est son droit. D’un point de vue public, le message passé est contradictoire : face à des gouvernements successifs qui ont fait mine de se battre contre le phénomène du tourisme sexuel, quel message ce ministre envoie-t-il ?
Enfin pour la polémique – de pédophilie – sur ces « jeunes » hommes… elle n’est que le retour de bâton de ce ministre qui a pris une position outrancière à propos de M. Polanski.
M. Mitterand, s’il continue à assumer si fièrement ces actes de manière publique, doit présenter sa démission.
Alors la merci David pour cette synthèse.
http://www.rue89.com/2009/10/07/ce-que-frederic-mitterrand-a-vraiment-ecrit
Le plus épouvantable c’est que le gouvernement vient de supprimer l’institution de « Défenseure des enfants », dirigée par Dominique Versini, et, qu’au même moment, le ministre de la Culture apporte son soutien à un individu qui a violé une gamine de 13 ans, fait l’apologie du tourisme sexuel, et que ce ministre a le soutien d’une bonne partie du gouvernement :
http://euroclippers.typepad.fr/alerte_ethique/
Ainsi pour le gouvernement, la position serait donc celle-ci : virons la Défenseure des droits des enfants (Dominique Versini) et soutenons le Défenseur des violeurs-pédophiles et du tourisme sexuel (Frédéric Mitterrand).
C’est vraiment n’importe quoi, et tout à fait horrible.
Capitaine Haddock
Benoît Hamon n’a pas utilisé le mot « pédophilie », mais celui de « tourisme sexuel ». Je trouve, là, qu’il a fait « honneur » au PS : la morale ne doit pas être l’apanage du seul F.N. ou bien les responsables politiques sont pourris jusqu’à l’os. Que F. Mitterrand pratique le tourisme sexuel, c’était son affaire. Encore que, en Thaïlande, on sait bien que c’est la prostitution des mineurs qui attire les occidentaux. Mais que le ministre vole au secours d’un pédophile violeur, et notoire, amène à se poser des questions sur son passé. En tout cas, en tant que ministre de la Culture, il ne combat pas la pédophilie, c’est le moins que l’on puisse dire. Il doit démissionner.
@ Sinistre, avant de cracher votre venin, sachez faire la différence entre pédophilie et pédérastie, merci.
Repentir ! quel substantif connoté religieux. Et le pousser en plus…
@ Romain
Je suis d’accord sur le mauvais message que cette nomination peut représenter. D’un autre coté, relater ses erreurs, c’est aussi les confesser.
Ensuite, il ne fait pas l’apologie du tourisme sexuel bien au contraire. Il dépeint ces endroits comme une sorte d’enfer et regrette manifestement de les avoir fréquentés. Il faut voir cette séquence sur LCP, il parle d’une sorte de pathologie qui le poussait à cela.
Après sur Polanski, je suis d’accord sur le fait qu’il a tenu une position outrancière mais il l’a lui-même reconnu sur TF1. Moi aussi en tant qu’admirateur du cinéaste, j’étais hors de moi quand j’ai appris la nouvelle. C’est facile de prendre du recul à posteriori mais dans la réaction immédiate, on commet parfois des erreurs. Il a été pris sur le coup de l’émotion.
@ Sinistre
Cette erreur ne justifiait pas le lynchage en règle qu’il subit aujourd’hui. Lors de son passage sur TF1 ce soir, on ressentait une profonde douleur après cette épreuve et aussi une certaine pudeur face à ses actes, si bien qu’il ne pouvait se défendre que de manière maladroite, tâtonnante…
Je crois que sous prétexte de puritanisme, on en a déjà bien assez fait. Je ne saurai que trop vous conseiller ce billet de l’Hérétique qui résume assez bien mon ressenti sur cette affaire.
@ B.mode
C’est bien évidemment à prendre au sens moral et non religieux.
Comme on dit, que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre. Chacun devrait se pencher sur sa propre moralité avant de condamner qui que ce soit. Le véritable effet pervers de ce genre d’affaires: la vulgarisation et la relativisation de la pédophilie, de la prostitution et du sexe sans consentement en général (y a 2 mn, un type à la télé a dit en gros « si les gens sont hystériques avec mitterand, c’est parce que la prostitution est un tel tabou en france ». Visiblement lui ne trouvait pas ça plus immoral que ça.) Aux Etats-Unis, la fameuse « liberté d’expression » permet par exemple à des associations de pédophiles (la NAMBLA surtout) de réclamer devant le Congrès la légalisation des rapports entre adultes et mineurs. Méfiance donc, parce que si quelqu’un mérite de la compassion ce n’est pas Frédéric Mitterrand mais bien les pauvres gosses de thaïlande qu’on paie trois baht pour leur taper dans l’oignon.
Bonjour,
Bon après avoir aperçu F. Mitterand sur TF1, je suis intimement convaincu d’un fait.
Tout d’abord pourquoi s’excuser d’avoir eu des rapports Homosexuels (payé ou pas), Beaucoup de gens ont recours à cela et il n’y a aucun mal à cela. Meme si cela n’est pas politiquement correct.
Mais pourquoi aller en Thailande pour avoir des relations sexuelles avec soit disant des gens agés de son age (comme il l’a dit sur TF1). C’est bien connu la Thailande est un lieu malheureusement ou enormement d’enfant sont livrés au predateurs pour la plus part Occidentaux.
Certes on ne melange pas Vie privée & Public mais quand on est un personnage souvent sur le devant de la scene (meme avant qu’il soit nommé ministre), vaut mieux faire attention à ce que l’on dit.
Pour ma part il n’a pas de relations sexuelles avec des hommes mais bien avec des mineurs, et il faudrait une autre personne que Ferrari pour lui poser les bonnes questions. Des hommes qui se vendent il y en a partout en Europe, par contre des enfants, ba on connait tous la destination => Thailande.
Alors Mr Mitterand arreté de nous prendre pour des cons. Il a beau faire le malheureux faut pas etre dupe.
Cordialement El Padre
@David : si sur TF1, il a manifestement prononcé des « regrets », je doute sérieusement de leur sincérité à la vue des interviews qu’il avait pu avoir précédemment où il était très fier de ses expériences (et où il jouait de l’ambiguïté).
Mais il faut bien rassurer la ménagère. Opération com’ réussie.
De plus, on aura beau me dire ce que l’on veut, quand on va en Thaïlande pour satisfaire ses pulsions sexuelles, c’est qu’on va y chercher quelque chose de bien particulier (comme le remarque @El Padre). Mitterand n’est pas tout blanc et se moque clairement du monde en parlant de gens de son âge.
Enfin, mais j’ai surement une vision rétrograde des choses, réagir dans l’émotion pour quelqu’un de son rang (vis à vis de Polanski) c’est purement intolérable. Quelle sagesse dans tout ça, quel recul ? Voilà où ça mène le toujours à vouloir être le premier devant la caméra… Faire de la politique va au-delà de faire du simple commentaire.
Merci pour cet article.
Pourriez-vous néanmoins aller plus avant dans vos attentes vis-à-vis d’une réaction plus responsable de M. Mitterrand? Je serais intéressée par un exposé plus concret de votre point de vue sur la responsabilité d’un ministre dans ce contexte.
Je profite de ce commentaire pour faire une « réclamation » : à quand un article sur une affaire majeure à mes yeux, la nomination potentielle de Jean Sarkozy à la tête de l’EPAD? En effet, ne sommes-nous pas devant une illustration criante de népotisme? Vous parlez du mélange des vie privée et publique dans la sphère politique. Quel est votre point de vue sur cette question? A quelles fins Sarkozy Père utilise-t-il ainsi son rejeton? Si c’est le cas? Quel est votre point de vue sur ce jeune homme?
Je crains que cette affaire soit éclipsée dans le débat public par celle de M. Mitterrand et je ne voudrais pas Reversus, un des meilleurs blogs politiques qui soient, ne prenne pas ses responsabilités vis-à-vis de ce cas d’espèce.
A vous lire…
Cet article est tout bonnement : extravagant. Le seul point sur lequel les médias auront été -et continuent- d’être défaillants est celui qui a consisté à ne pas mettre le nez dans son grotesque à la fille Le Pen, qui elle-même ne croyait pas un mot de ce qu’elle racontait en faisant mine de découvrir… l’existence d’un livre vendu à 190 000 exemplaires et qui avait été commenté jusqu’à la télévision.
@ Duduche
J’ai effectivement l’impression que les gens se servent de l’affaire Mitterrand pour débattre du tourisme sexuel, de la pédophilie, des sujets habituellement tabous.
Évidemment dans cette histoire, les plus à plaindre, ce sont les hommes contraints à la prostitution pour subsister.
@ El Padre
Dans le livre à plusieurs reprises, il indique refuser les jeunes garçons que des maquereaux lui présente. Il s’agirait plutôt d’étudiants d’une vingtaine d’années. Bien entendu, sa version sur TF1 où il les vieillit jusqu’à leur donner 40 ans ne parait guère crédible…
@ Romain
A mon sens tu as mal interprété le livre car il s’agit plutôt de la confession d’un homme « malade », d’une personne en souffrance qui dérive lentement jusqu’à l’inavouable. C’est donc pour moi en aucun cas l’apologie du tourisme sexuel, bien au contraire.
Pour l’affaire Polanski, je suis d’accord avec ton commentaire, la politique demande d’avantage de hauteur.
@GI75
Disons qu’en tant que citoyen, j’attendais qu’il dissipe tout amalgame en ce qui concerne la pédophilie et qu’il se place véritablement en rupture avec les actes qu’il avait pu commettre par le passé.
Je trouve qu’il l’a fait avec force et persuasion. Après tout dépend du postulat de départ que l’on prend pour analyser l’affaire. S’il a été voir des prostitués, c’est une activité condamnable même ne soyons pas dûpes non plus. Si l’on commence à proscrire une personne parce qu’elle s’est livrée à ce genre de pratiques, il ne restera plus grand monde au sein de notre classe politique…
Sur Jean Sarkozy, j’ai écrit plusieurs billets sur le parcours de ce jeune parvenu. Là c’est vrai qu’en termes de népotisme, on atteint le point paroxystique. Néanmoins dans la presse écrite, le sujet a été abondamment commenté. Si je trouve un angle différent, j’essayerai d’écrire un truc dessus, promis
@ Luc
Pourquoi « extravagant » ? Je trouve qu’au contraire j’ai essayé d’être plutôt mesuré.
@David Doucet
non seulement cet article se place entièrement, sur le terrain voulu par le Front national, mais il va jusqu’à marteler à propos du neveu de l’oncle, et en utilisant les caractères gras : « Nous ne pouvons pas nous satisfaire de ses réponses ». Il y a, tu l’admettras, moyen d’être plus… mesuré.
Quoi qu’il en soit c’est en toute connaissance de cause concernant la personne de ce Mitterrand, et ses écrits, que ceux-qui-nous-gouvernent l’ont nommé là où il est : et c’est bien entendu à eux qu’il faut demander des comptes, si on estime qu’il y a problème.
@ Luc
Non pas du tout. Je regrette que les Médias ne se soient pas emparés de l’affaire plus tôt car en agissant ainsi, ils n’ont fait que renforcer le FN.
Si tu analyses bien l’article, tu verras que je prends plutôt la défense de Mitterrand.
Oui, j’ai indiqué que nous ne pouvions pas nous satisfaire de ses premières réponses et je le redis.
On ne répond pas à des accusations de pédophilie en se défaussant et en affirmant : « Si le Front National me traine dans la boue, c’est un honneur. Si un député de gauche me traîne dans la boue, c’est une honte pour lui ».
N’oublions pas que les avocats des editeurs lisent souvent les manuscrits avant impression et en suppriment les passages pouvant etre sources de procès
Certe Mitterand n’ecrit pas avoir eu des relations tarifées avec des mineurs mais pour qui lit le texte et analyse les mots utilisés c’est ecrit d’une maniere subliminale
Je viens juste indiquer ici que je regrette m’être emballé sur « la promotion du tourisme sexuel ».
Il m’arrive rarement de tenir des propos sur des sujets sensibles sans réflexion et analyse. Une sensibilité peut-être particulière il y a quelques jours, surement mise à mal par un emballement médiatique généralisé, m’ont fait parler un peu trop vite et porter des appréciations faciles que je réfute aujourd’hui.
Je tenais à le préciser
Il n’y a pas de mal, il n’est jamais évident de se prononcer « à chaud » sur ce genre d’affaires.
Quoiqu’il en soit, Frédéric Mitterrand a réussi son opération de comm’, il a gagné la bataille médiatique, 67% des français le soutiennent désormais.
pour ma part je n’ai que mépris pour tout ce que représente ce Mitterrand, et j’irais jusqu’à dire qu’il cumule assez parfaitement les tares de la vieille France et celles de la modernité. Mais dans ce qui a fait l’objet du débat c’est à 100% que je le soutiens. Et je n’aurai pas de mots assez durs pour ces journalistes, qui au lieu de faire leur travail et de mettre-le-nez-dans-sa-honte à la fille Le Pen, qui la mine gourmande faisait mine de découvrir ce livre à fort tirage paru en 2005, a préféré faire monter la mayonnaise à seule fin de vendre du papier. Ah, les salauds…