Sarkozy au Figaro, l’impossible reconquête…

Face au vent de révolte qui souffle au sein de son propre camp, Nicolas Sarkozy s’est offert une tribune dans le Figaro afin d’apaiser les tensions. Mais sous la belle opération de reconquête, on ne perçoit plus que le spectre de la peur et du mensonge….

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Renouer avec son électorat

Nicolas Sarkozy, obsédé par les sondages comme nul autre président avant lui, le sait pertinemment : les affaires concernant son Ministre de la Culture ainsi que son fils cadet l’ont mis en porte à faux vis-à-vis de son électorat traditionnel. Le déluge de commentaires négatifs qui ont suivi ces informations sur le site du Figaro reflète d’ailleurs parfaitement cette tendance.

Interrogé sur l’affaire Mitterrand, il a habilement détourné le feu des critiques sur le FN et le PS. Au sujet de son fils, il s’est placé en première ligne en affirmant qu’ « à travers cette polémique, qui est visé ? Ce n’est pas mon fils. C’est moi. » En espérant que l’opinion publique serait ainsi plus conciliante. Cela sera-t-il suffisant pour apaiser le courroux populaire ? Pas sûr.

Mais le chef de l’Etat, en bon stratège, sait jouer des thèmes de prédilection de ses électeurs quand il se sent en danger. Nicolas Sarkozy chasse de nouveau sur ses terres et met donc un coup de barre à droite : « Je ne céderai pas un millimètre de terrain sur la question de la sécurité qui est ma priorité » déclare t-il.

Au cours de l’interview, il se prononcera également à mots couverts pour un durcissement pénal contre les délinquants sexuels et en faveur d’une plus grande fermeté à l’égard des étrangers en situation irrégulière.

En ce qui concerne le « bouclier fiscal », il rassure ses électeurs et annonce qu’il n’y touchera pas car « il croit au principe selon lequel on ne peut prendre à quelqu’un plus de la moitié de ce qu’il gagne ». Quant aux niches fiscales, pas d’inquiétudes non plus, il ne promet rien et reste dans le vague. « Nous verrons au cas par cas » rajoute t-il.

Au sujet de l’idée de la « cagnotte scolaire » soumise par Martin Hirsch, Nicolas Sarkozy n’hésite pas à reculer, sachant pertinemment que le projet a mauvaise presse à droite : « Je veux dire ma grande réticence à envisager une récompense financière pour les élèves qui renonceraient à l’absentéisme. Je ne peux accepter qu’on puisse récompenser des élèves simplement parce qu’ils vont à l’école » a-t-il affirmé.

Litanies de mensonges…

A l’instar de sa dernière intervention dans le Nouvel Obs, l’avantage de ces simulacres d’interview est qu’aucune personne ne cherche à contredire la démonstration du chef de l’Etat. Les questions de façade ne sont qu’un prétexte pour qu’ils puissent répondre aux différents griefs qui lui sont reprochés. Cette tribune permet une nouvelle fois de banaliser et de relativiser les attaques qui lui sont adressées. Et si cela ne suffisait pas, Étienne Mougeotte se charge avec son édito de préparer le lecteur à ingurgiter sa leçon.

C’est pourtant déplorable car cet entretien contient un nombre incalculable de contre vérités. On retrouve tout d’abord la fâcheuse tendance de Nicolas Sarkozy à se mettre en avant. Il n’hésite pas par exemple à dire, dans l’un de ces grands élans d’humilité qui le caractérisent : « Nous avons mis en œuvre un plan bancaire, un plan auto, un plan de relance qui ont été imités dans le monde entier. » Alors que le plan bancaire a été mis au point par Gordon Brown et que le plan auto a été largement calqué sur ce qui était réalisé outre Rhin.

Ensuite, lorsque le Chef de l’Etat se vante des résultats de sa politique économique en affirmant que « cette stratégie porte aujourd’hui ses fruits » et que « la France est, de tous les pays industrialisés, celui qui a le moins souffert de la crise », il oublie de dire que sa politique n’est en rien responsable de ces résultats.

Si notre pays fut moins endommagé que les autres par la crise, c’est tout simplement parce que nos banques étaient moins exposées, que nos ménages étaient moins endettés et que notre structure productive moins était orientée que dans d’autres pays (comme l’Allemagne par exemple, avec son l’industrie manufacturière) . En ce qui concerne le regain économique, il est perceptible dans la plupart des pays industriels et n’est bien sûr pas dû au plan français en particulier, mais bien à la coordination de tous les plans de relance…

La fuite en avant…

Nicolas Sarkozy avait fait de l’authenticité et de son franc parler une marque de fabrique. Aujourd’hui, il n’ose plus assumer les orientations de sa politique. Au lieu par exemple d’évoquer une augmentation d’impôts comme cela a lieu dans beaucoup de pays actuellement, il a recours à de nouvelles taxes dissimulées comme la taxe carbone, la suppression des réductions d’impôts et n’évoque à aucun moment les taxes locales, considérant qu’elles ne sont pas du ressort de l’État.

En ce qui concerne les banques, il se félicite de leurs prompts remboursements et des « 716 millions d’euros rapportés au budget de l’Etat » et ajoute un brin narquois, « Comme elle semble dépassée, la polémique sur l’argent prétendu donné aux banques ! ». Mais qu’en est-il des 12 milliards d’euros d’intérêts sur lequel l’État s’est assis en fixant à l’avance les prix de cession ? Un rapport de la cour des comptes affirme même que ce dispositif pourrait au final se révéler coûteux…

Sur l’emprunt d’Etat, Nicolas Sarkozy fuit une fois de plus ses responsabilités en affirmant que « les modalités [étaient] secondaires. Seule comptera l’utilisation que nous en ferons pour préparer l’avenir ». Alors que comme nous l’avions préalablement évoqué, l’appel à l’épargne des particuliers pourrait se révéler coûteux, inutile et pourrait induire l’émergence d’une nouvelle niche fiscale accessible seulement aux acheteurs. Et alors qu’au regard des taux obligataires, les conditions d’emprunt restent actuellement très favorables.

Questionné au sujet du nom du futur président de l’Union européenne, sa position se révèle ambiguë. On connait pourtant son admiration pour Tony Blair mais il n’ose lui apporter clairement son soutien, « Personnellement, je crois en une Europe forte politiquement et incarnée. Mais le fait que la Grande-Bretagne ne soit pas dans l’euro reste un problème. » indique t-il.

La nomination de Jean Sarkozy à la tête de l’Epad a ébranlé le sarkozysme dans ses fondements. Sous les contrevérités de Nicolas Sarkozy, on perçoit désormais ses craintes et ses appréhensions. Les réactions qui ont suivi cette entrevue sur le site de Figaro laissent d’ailleurs penser que la fracture est sans doute plus importante qu’on ne l’avait prévue…

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10 Commentaires sur “Sarkozy au Figaro, l’impossible reconquête…”

  1. Curieux, cette ambiance fin de règne alors qu’on risque de le subir jusqu’en 2017. Il n’y a personne en face et tout est verrouillé. Médias, justice, parlement.. Même Villepin vient de faire machine arrière et semble implorer la clémence du monarque. On est bel et bien dans un régime qui dérive…

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  2. Je partage le commentaire de b.mode, vraisemblablement Villepin va devoir être poussé pour proposer une alternative. Il faut voir l’interview de Georges Tron qui est très intéressante à ce sujet. Il aborde la question du Villepinisme avec un peu de clarté. Mais je trouve assez chanceux, parce-que nous à gauche on déprime. La pente n’a d’avenir que vers le bas. Aucun homme ne cristallise quoi que ce soit, il n’y a aucune incarnation… Nous avons l’impression de travailler en creux. L’éthique du militantisme est quasiment morte avec cette fausse idée de « primaire ouverte »…

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  3. LE PRESiDENT, UN HOMME TOUJOURS EN CAMPAGNE. On dirait bien qu’à la Présidence, on voudrait un saint. Nous avons un homme, de caractère trempé, à la fois Napoléon, Charlemagne, St Louis, Vauban, de Gaulle, Mitterrand, Chirac et j’en oublie, mais quand même bien lui-même, marié à Carla. Le cancans vont bon train. Si les banques ont été sauvées cela a été in-extremis. Il fallait éviter que les particuliers aillent retirer au guichet massivement. Imaginez une seconde ce scénario, la panique totale des foules. Là c’était fini. Cela a été endigué en une nuit. On aurait pu éviter la crise avec une intervention certes illégitime des Etats, mais de force majeure, une intervention en bourse en bloquant tous les échanges à moins de 80% de la valeur moyenne sur les 6 derniers mois. Moi-même je n’y ai pas pensé sur le moment. Comme une marée noire, le phénomène a atteint toute la finance, puis l’onde de choc a secoué les entreprises. Et encore aujourd’hui on le voit bien pas un euro n’est pas compté. L’économie est au ralenti, mais sur le point de repartir. Tout le monde se regarde pour rebondir, mais comment? Exactement comme avant. Même chose. Le but s’en mettre plein les poches! Qui paye les pertes à ce jeu. Celui qui travaille au quotidien. Avec la crise on a compris que le travail n’ a pas suffit à combler les pertes du jeu de la finance: la spéculation. Nous sommes encore dans la phase de raclage des fonds de tiroirs. Pourtant, les idées politiques sont bonnes. Associer droite et gauche dans une gouvernance intelligente, c’est fait, cela marche mais une bonne partie de la gauche ne participe pas. Réformer, simplifier c’est pas mal avancé mais on se demande s’il ne faut pas en faire beaucoup plus pou en finir avec les inerties, les contradictions. Travailler les prélèvements à 50/50 c’est une bonne idée, mais partager avec des gens qui ne font rien, c’est rageant et décourageant. La fiscalité est discrète, tout comme les savants calculs qui consistent à faire consommer. On picore par-ci par-là dans les rémunérations en pensant que les salaires sont élastiques. Ils le seraient si « travailler plus pour gagner plus fonctionnait » librement en France. Gagner les batailles électorales ne suffitra pas. L’élection est le ticket d’entrée. Reste à faire le travail dans des conditions difficiles et non naturelles. Tous ces ragots, toutes ces polémiques, ces jalousies, ces règlements de comptes, ces disputes, ces assauts, ces procédures, ce déballage de méchanceté, ces jeux déplacés, ces pressions, cette déstabilisation, ces médisances nuisent considérablement, non pas à l’exercice du pouvoir mais à la gestion du Pays. La France mérite mieux. N’allez pas dire un meilleur Président, je ne dis pas cela, moi il me va bien. La France mérite un meilleur comportement de certains français. Il faut dormir serein et être frais et dispo pour travailler. De quoi vous nourrissez-vous? De l’échec ou de la réussite de vous ou des autres? Ce climat tempêtueux de grosse mer permanente coûte cher à notre économie. Les hommes ne sont pas des saints, les femmes ne sont pas des saintes, mais chacun essaie de faire ce qu’il peut et porte son fardeau d’erreurs. Le pire est de voir ceux qui reprochent alors qu’ils sont comme tout le monde, mais ils n’ont jamais été pris en flagrant délit. Combien de témoins se taisent? On a mieux à faire en France que du crêpage de chignon qui encombre les canaux d’internet et noircit le papier des journaux. Quels sont les chantiers? L’école de la petite à la grande: travailler moins mais mieux. Les enfants font plus d’heures que les actifs et commencent plus tôt leur jounée, à cause de l’organisation. Le travail: il n’abonde pas et ne paie pas. La société est très désorganisée et les obstacles à l’initiative, l’entreprise et la vie elle-même sont encore énormes. L’exemple du jour: une société va acheter des chers bureaux placés sur un axe important. Elle veut communiquer et sa signalétque repose sur 3 points basiques. L’immeuble au milieu d’espaces verts n’a pas de terrain, c’est la collectivité qui le possède. Chaque entité décisionnaire, architecte, communauté d’agglomération se contredit. Or ces décisions ne sont que des conditions. Trop de verrous, pas assez de souplesse. Au lieu de passer deux heures sur ce dossier, on passe deux mois à négocier, attendre pour au final arriver peut-être à un échec. C’est du Dom Quichotte. Suite des chantiers: la fiscalité locale: la modulation vient de changer car la crise a atteint les collectivités aussi endettées que l’Etat. On a dépensé sans compter. Les bâtiments sont faits, on vivra avec mais il faut entretenir toutes ces structures. Donc tous les publics locaux passent à la caisse. Les retraites:autant autrefois les ruraux amenaient des voix, aujourd’hiu, les retraités sont nombreux et très actifs électoralement. Très sévères sur le vote et très rigides dans la façon de penser. Certains disent: je n’aime pas Sarkozy! Pourtant les retraites tombent pile sur leur compte et il ne manque pas un euro. Côté cotisations ce n’est pas la même chanson. Le chômage est une double perte: pas de cotisations et pas de salaire. Si miraculeusement les reraites sont versées c’est bien par le biais politique. La dette se creuse donc. Sans aucun détour, il faut assumer ses idées: la téléphonie mobile et le net pourraient donner un micron d’euro au passage. Cela ferait toujours ça de gagné pour la dette. La voiture électrique ou plutôt la mobilité y contribuera. En revanche, il faudra aborder le problème autrement, je pense. Car dire et démontrer que la voiture coûte cher n’arrange rien. On raisonne en milliers de voitures ou de deux-trois roues, il faut faire les calculs sur des millions de véhicules. Hors les transports en communs, chacun voudra son véhicule. AG2050 CONCEPT GLOBAL décrit ce système. Attention, rien de coercitif dans mes propos, ce sont des avis, des propositions. Donc les chantiers sont nombreux. Celui de la police, jusctice, sécurité, il est évident que si chacun fait un effort, on soulagera les structures. Il y a donc des interactions avec l’éducation. On en vient à la santé: il suffirait d’analyser les dossiers de la sécurité sociale et je suis prêt à présenter le mien on y varra très clair. La dépense et la comsommation de luxe vont bon train. Une fois les gros équipements installés ne nous voilons pas la face, il faut les faire tourner. Je terminerai ici sur les chantiers mais j’en oublie. Les causes de malaise sont profondes mais non insurmontables. Faut-il plusieurs générations pour solutionner par voie politique certains problèmes des société? On pourrait le croire. Et ce sera ma conclusion. Si vous n’aviez pas un Président en France comme en Europe un peu éclairé, un peu tenace, organisateur, orateur en même temps qu’actif, omniprésent, vous ne verriez rien se faire, pire ce serait la chute. On sait tous qu’à vouloir du pas cher on finit par le payer cher. C’est la cause de cette crise. Il y a une limite. Avec toutes ces qualités que je viens de citer, le Président a ou n’a pas la sympathie. Il y a en plus une dame qui l’accompagne, italienne et en cela c’est le couronnement d’un succès et une récompense pour le Président, sa satisfaction personnelle. Le Président est un petit bonhomme qui fait honneur à la France, je pense que l’on est en droit de l’encourager. J’aurais honte de faire le contraire. Saluons le fait qu’il ne fasse pas de discrimination. Patrick GEFFRAULT, Consultant iNNOVONS Groupe.

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  4. C’est du second degré, la bouille bordelaise du dessus ? :)

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  5. A l’évidence l’actuel locataire de l’Elysée commence à entamer son capital. Que son électorat conservateur soit choqué par les derniers avatars de sa présidence (Frédéric Mitterrand, Jean Sarkozy) ne me fait ni chaud ni froid car je n’en étais et n’en serai jamais.

    Il ne s’agit pas d’aimer ou de ne pas aimer le chef de l’Etat, nous ne sommes pas dans l’affect mais dans la réalité : l’homme est incompétent, brutal, ne sait pas écouter, ne sait pas s’entourer, n’a aucun charisme sur la scène internationale et ne manifeste en aucune façon cette capacité à rassembler, à fédérer et à incarner la France, rôle essentiel du Président de la République. Il n’a aucune hauteur de vue, point de recul sur les évènements et les hommes, il gère sa boutique l’œil rivé sur les sondages tels ces dirigeants d’entreprises obnubilés par le seul cours de l’action.

    Décidément, dès 2012 il est urgent de redonner du lustre à la fonction, de l’éthique, de l’efficacité et de l’honnêteté intellectuelle : Dominique de Villepin, un homme d’Etat.

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  6. Monsieur SARKOZY avait un rêve de jeunesse….il s’est réalisé….mais voilà , le poste vu de l’extérieur semble aisé mais n’est
    ZORO qui veut. La réalité est bien plus complexe et il faut savoir s’entourer d’hommes de savoir et de savoir-faire, il ne s’agit
    de bouleverser la France à coup se réformes …le français a ses habitudes et souvent de justes moyens…Arrive une
    tornade qui semble très fort pour gérer les biens des plus nantis, mais qui ne connait pas le « peuple »: celui qui espère,
    celui qui galère, celui d’en bas de l’échelle sociale….le « pouvoir d’achat » part en fumée et les promesses se déclinent
    en mensonges…Notre président ne sait plus où donner de ses paroles, il semble perdre pied chaque
    jour, il se noie, et nous entraine dans cette débâcle….Nous vivons une période ou NOTRE gouvernement s’appelle
    SARKOZY…les ministres sont des pions qui n’ont il semble aucun pouvoir de décision ni même de pensée.
    Par quel miracle pourrait-il conserver son poste au prochain mandat???? Et pourtant il rêve encore….mais
    que pourrait-il inventer pour récupérer son électorat????

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  7. à Lee73:
    Effectivement Monsieur Dominique de ViLLEPiN est une grande pointure qui a la carrure pour exercer à la « commandanture », à la plus haute fonction et je l’estime beaucoup. Mais je rappellerais que c’est tout citoyen qui peut s’appliquer dès son plus jeune âge à se présenter au service des Français. Des Femmes aussi peuvent et ont droit à cet honneur. Je crois aussi et je le dis franchement, j’ai appris à connaître le Président par les canaux de communication et les courriers qu’il m’a adressé, via le protocole. Un peu avant les vacances, on m’a dit qu’il ne répondrait pas et il a eu son coup de fatigue. Nous sommes humains. Je parle peut-être avec le coeur, mais combien de Français votent avec le coeur? J’ai vu une fois le Président avant son élection. C’est un orateur. Certains diront un avocat. Ecoutez un avocat c’est autre chose. Lui, Nicolas SARKOZY est dans son élément. Quand il a un papier, c’est qu’il est débordé et que le discours nécessite la rigueur maximale. Il parle sans papier et en cela les gaffes que certains guettent tombent évidemment dans les épuisettes. Il n’en ferait pas ce serait un robot! Est-cela que vous voulez? Enfin il y a l’élection. Il faut avoir la notoriété, la popularité, le cran, les appuis, la femme et les enfants, la famille, le niveau scolaire, l’expérience professionnelle, pas trop d’ennemis, la santé, pas besoin d’1m75 comme les mannequins, être capable de porter le gilet pare-balle et c’est un fardeau, les 500 signatures, se présenter, faire la campagne, aller voter comme tout le monde en espérant que votre Femme vote pour vous et enfin attendre le feu aux tripes et le cerveau en ébullition car aux alentours de 20h vous allez entrer dans un autre monde. Après, les années qui suivent, il faut assumer, assurer et chaque instant compte. J’espère que Jacques CHiRAC en parle de tout cela dans ses mémoires. Je me demande si ça peut faire pleurer de joie le candidat, en tout cas ils ne l’affichent pas. Remettons un peu d’humanité dans la politique. Croyez-moi la Condition Française s’en portera beaucoup mieux. Ségolène joue sur cela, elle a frisé le score bénéfique. Nicolas SARKOZY portait beaucoup d’espoir. La Crise a sapé pas mal d’effort. Moi on m’avait averti en début 2008 que le système ne tiendrait pas. Mais je ne tiens pas le Volant et c’était une parole en l’air, il y en a tellement. L’auteur est un ingénieur que je côtoie. Le Président a ratissé large et comme à chaque élection en France, c’est le 1er tour qui fait tout. Vous allez au 2ème, c’est toujours confirmé. Allez savoir pourquoi?… Avec quand même des scores de 51 à peu près 80-82. Quels que soient les atouts travaillés l’élection est un obstacle incontournable. Jean-Marie Le Pen a effleuré le trône, mais les français qui l’ont porté ont eu la tremblote au dernier moment. On peut prétendre, en rêver, il faut le faire et tenir. Souvenez-vous du Service National? Combien font demi-tour avant, combien craquent pendant, combien ressortent avec les félicitations? La Société est bonne. Elle élève, elle aide et elle sauve, celui qui fait quand même un petit effort. Chacun a ensuite son lot de chance. Mais une fois aux commandes, l’avion est un AiRBUS A 65millions 380 et si la forteresse s’écrase à cause des perturbateurs introduits en première classe, ou en classe affaire, ou dans la soute à bagages, ou en classe II, ou dans le cockpit, c’est dommage quand même. Parce que pour ceux qui viendront après il faudra appuyer dur sur les pédales pour avancer d’un mètre. Pour sortir de l’ornière, il faut économiser, sur tout et disperser la fiscalité pour qu’elle ne soit pas injuste ou pesante. Tout le reste s’organise savamment autour de cela. Le problème, est-il le gâteau, la recette ou le patissier? P.G. http://voitureelectrique.mobitype.com/ http://unevoitureelectrique.blogspot.com/

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  8. @ B.mode
    Je ne vois pas bien où tu as vu que Dominique de Villepin faisait « machine arrière » et semblait « implorer la clémence du monarque ».

    @ Providia
    Il y a plusieurs tendances au sein du mouvement villepiniste, Georges Tron représente sans doute celle qui est la plus proche de la majorité actuelle. Un François Goulard ou un Jacques Le Guen s’en détache beaucoup plus.

    L’heure n’est pas encore à une scission avec l’UMP mais je pense que ça viendra naturellement…

    @ Lee73
    J’adhère en tout point à cette analyse.

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  9. [...] Ce billet était mentionné sur Twitter par dadavidov et Mancioday, BlogonetFeed. BlogonetFeed a dit: Sarkozy au Figaro, l'impossible reconquête… http://bit.ly/QpXe3 [...]

  10. [...] électoral, Nicolas Sarkozy a choisi, en fin stratège, de revenir chasser sur ses terres. L’interview au Figaro en fut le signal, où il traçait les premières esquisses : durcissement pénal contre les [...]

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