L’Inde prône la fermeté à Copenhague

L’Inde est avec la Chine l’autre géant mondial en devenir.  Mais bien que ce pays présente de nombreuses similitudes avec son grand voisin,  l’état d’esprit des Indiens dans la lutte contre le réchauffement climatique semble lui radicalement différent…

inde

 

L’Inde présente un profil assez semblable à celui de la Chine, c’est un pays émergent avec une très forte croissance et une très grande population (plus d’un milliard d’individus). D’après les  dernières prévisions l’Inde sera d’ailleurs  la nation la plus peuplée du monde d’ici à 2035 avec plus d’un milliard et demi d’habitants. Néanmoins malgré le fait que ce pays soit le 4ème émetteur mondial avec environ 1000 millions de tonne d’équivalent CO2 rejetées en 2006,  les émissions moyenne par individu restent relativement faibles.

Un credo : la responsabilité différenciée

Dans un pays marqué par d’extrêmes inégalités, l’Etat mène une politique très active de développement. L’Inde revendique ainsi son besoin d’accès à l’énergie en vue de se développer à l’instar des grands pays européens. A ce titre la position indienne s’avère relativement ferme .

Partant du constat que les Pays Industrialisés et Développés (PID) sont responsables de 80% des émissions de gaz à effet de serre (GES), l’Inde estime qu’ils doivent assumer le coût des réductions des émissions et des transferts de technologie dont les PED ont besoin pour se développer. En effet, l’Inde refuse que la lutte contre le réchauffement climatique freine sa croissance économique.

Le bilan énergétique de l’Inde s’avère très différent de celui de la Chine : 39% de charbon, 29% de biomasse, 24% de pétrole et 5% de gaz naturel. La forte part de la biomasse s’explique par le fait qu’une grande partie de la population reste majoritairement rurale. La place importante du charbon dans l’économie indienne est porteuse d’espoirs puisqu’il  possible en la remplacant de faire d’énormes progrès en matière de réduction des émissions.

L’Inde a d’ailleurs commencer à développer sa technologie nucléaire avec de petites centrales de 500MW sur le modèle des centrales canadiennes. A  l’heure actuelle, c’est le pays avec la Chine qui accueille le plus de mécanisme de développement propres.

Un coup de bluff  ?

Le pays dispose en outre d’un savoir scientifique indéniable qui peut lui permettre de relever le challenge de la lutte contre les rejets de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Pourtant, on ne perçoit pas la même volonté apparente de s’imposer en leader du green business comme pour la Chine ou les Etats-Unis, ce qui pourrait finir par entraver le bon déroulement d’un processus de réduction des émissions de CO2.

La situation semble donc difficile à décrypter car il semble peu plausible que l’Inde se laisse distancer par ses deux concurrents, d’autant plus qu’il existe un très grand potentiel de lutte contre les émissions de GES et donc d’intégration dans le dispositif de Copenhague.

La fermeté indienne est ainsi assez symbolique de la volonté nouvelle des pays en développement en vue  du sommet de Copenhague. L’Inde a d’ailleurs signé un accord de coopération contre le réchauffement climatique avec la Chine, en espérant ainsi pouvoir peser davantage sur les débats.

C’est  donc désormais une évidence,   les PID ne pourront pas dicter comme par le passé, les orientations de cette conférence. Ils devront vraisemblablement s’engager davantage dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre. Il en va de la survie de ce sommet…

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7 Commentaires sur “L’Inde prône la fermeté à Copenhague”

  1. Même si c’est sur le plan énergétique, c’est étonnant que l’Inde et la Chine se rapproche. Les relations diplomatiques entre les deux pays n’ayant jamais été aussi tendues à cause de nombreux différents territoriaux (notamment dans le Tibet du Sud, dans l’Etat indien d’Arunachal Pradesh)

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  2. Il faut plutôt le voir comme une alliance pour Copenhague car les négociations vont être ardues pour que les pays émergents soient relativement libres de leur émissions de GES. Arriver en représentant un tier de l’humanité est un argument de poids je pense…

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  3. Intéressant, mais je suis assez réservé, l’Inde est un pays dont l’Etat central me semble assez faible par rapport aux pouvoirs régionaux.

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  4. En effet cela me parait aussi un problème commun à énormément de pays, mais plus encore dans les PED relativement pauvre ou très grand.

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  5. @ Dust

    C’est déjà fait. Voir ici.

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  6. [...] être une solution alternative intéressante. Le second élément positif à relever concerne l’Inde jusqu’alors très ferme et qui tente désormais d’assouplir sa position.  Aucun pays ne souhaitant porter la [...]

  7. c vraiment l’Inde est un pays qui cherche de développer le mode de vie de sa population mais il faut que l’état à entrainer, en même temps , des stratégies pour lutter contre la déforestation+ de développer les technologies des énergies renouvlables et de laisser tomber les technologies de guerre.

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