Quel avenir pour les blogueurs ?

Alors que les médias de masse sont au bord de l’apoplexie, le blogueur est rapidement devenu un complément indispensable dans une optique de réduction des coûts. Sur le web, tous les médias tendent d’ailleurs à devenir des plateformes hybrides : mi journalisme – mi blogueurs…

Sortir du sous-pigisme…

Sur Mediashift, Roland Legrand, responsable Internet et Nouveaux Médias chez Mediafin, conseille aux journalistes de contourner la complexité et la lourdeur administrative des médias traditionnels en collaborant avec des blogueurs. La « colonisation de la terra numerica incognita » est pourtant déjà en marche depuis quelques années. Chaque média possède sa galaxie de blogueurs, sorte de scribouillards low-cost devenus indispensables face aux coupes budgétaires.  Et les journalistes pliant en permance sous le poids de la doxa apprécient d’autant plus le blogueur qu’ils fantasment sur sa liberté de ton et de parole. Le succès du blogueur tient sans doute à cet affranchissement des règles déontologiques du journalisme, à sa capacité à s’émanciper de l’information aseptisée distillée en boucle…

Oui mais voilà, les blogueurs restent avant tout des sous-pigistes dont on se plait à exhiber les billets d’humeur mais dont la tâche consiste avant tout à remplir des colonnes.

Dans cette économie du gratuit, il n’est pas question de trouver un équilibre.  Les médias, dans leur grande générosité, promettent une « visibilité » aux blogueurs  qui espèrent ainsi assouvir leur soif de reconnaissance sociale. Mais noyé par une ligne éditoriale et un flot d’informations qu’il ne maitrise pas, le blogueur entretient un rêve illusoire.

Cette semaine, j’ai pu discuter de cette question avec bon nombre de journalistes. Si certains sont d’accord pour dire que la reconnaissance au sein du système médiatique s’acquiert par la rémunération, même symbolique, ils n’envisagent cependant pas encore de rétribuer un blogueur. « Ce n’est pas de l’information » m’ont-ils rétorqué. Mais à partir du moment où un média reprend systématiquement tel ou tel blogueur, c’est qu’ils accordent une certaine valeur à ce qu’il peut écrire. Si ce n’est pas le cas, pourquoi continuer à récupérer leurs contenus ? Comme l’a bien formulé Agnès Maillard, « parce qu’il n’existe toujours pas le jeu de rôle qui va avec, le modèle économique, comme ils disent. Donc, on existe, on crée, on fait, on produit, on fabrique, on dérange, on divertit, aussi, mais comme les acteurs ou les danseurs d’une autre époque, les saltimbanques de la blogobulle sont en panne d’un vrai métier pour gagner du vrai argent. » De plus, la place de plus en plus importante des blogueurs au sein des médias fragilise un écosystème, celui des pigistes, dès lors qu’une telle concurrence déloyale s’instaure.

Changer de paradigme…

Face à cette situation, les blogueurs doivent sans doute chercher à bâtir une nouvelle relation avec les médias, changer le paradigme : passer d’une culture de la « récupération » à une culture du partenariat. Je ne crois pas en une opposition frontale avec les médias comme a pu l’énoncer Thierry Crouzet. L’enjeu c’est de changer leur regard, de parvenir à vaincre leurs certitudes. Certains blogueurs ont parfois eu tendance à se gargariser en affirmant que  « la blogosphère a infiltré les médias » ne se rendant pas compte que c’est précisément l’inverse qui était en train de se produire. Le produit blogueur devient une caution indispensable à tout média. Dès lors que l’un d’entre eux acquiert une certaine visibilité, il est attiré dans les mailles du filet. Ces articles sont alors retitrés et reformatés, pour mieux diluer son message dans le flot d’informations ambiantes. Le blogueur finit par y perdre son identité, son image de marque, car un processus d’imitation s’enclenche inéluctablement. Le blogueur finit par imiter le journaliste, à tempérer ses excès comme pour mieux s’insérer dans ce nouvel espace de communication…

La solution pour les blogueurs résident avant tout en eux-mêmes, dans leur capacité d’organisation et de production d’un autre type d’information. Cessons de nous adapter à l’agenda dicté par les médias, travaillons à un autre type d’actualité, attirons le regard sur les désordres de notre société. Le blogueur partira toujours perdant en essayant de traiter les mêmes sujets que ceux traités par les mass medias.

Malgré tout, notre position est enviable : nous ne sommes pas dépendants de notre trafic, et pour beaucoup bloguer ne constitue pas le cœur de notre activité professionnelle. Dès lors, le blogueur ne trouvera sa place dans cet écosystème qu‘en apportant un nouveau regard sur l’information. Il a cette possibilité de prendre du recul, de recontextualiser, de pousser l’analyse plus loin que beaucoup de journalistes contraints à débiter de l’information à la chaîne. Tout simplement parce que le temps joue pour lui.

On pourrait ajouter que les prises de position du blogueur, son engagement, son goût du débat, son esprit critique, sont autant d’atouts supplémentaires dans un système d’information qui rabâche en boucle un flux continu d’informations consensuelles et pulsionelles. En donnant son avis, le blogueur empiète directement sur le sacrosaint domaine réservé aux éditocrates. Les blogs répondent ainsi à une absence et permettent « une réappropriation de la pensée et du dialogue intelligent comme l’explique assez justement Enikao.

Ayons donc l’audace de produire du contenu, d’aller sur le terrain. Cessons de nous focaliser sur les statistiques ou sur le dernier classement tartenpion pour revenir à l’essentiel : faire émerger un autre type d’information. A l’ère du « digital curatoring », les blogueurs ont un rôle à jouer dans la bataille pour la démocratisation de l’information

Pearltree consacré à la relation entre blogueurs et Médias :

Quel avenir pour les blogueurs ?



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22 Commentaires sur “Quel avenir pour les blogueurs ?”

  1. Social comments and analytics for this post…

    This post was mentioned on Twitter by LeVolontaire: Quel avenir pour les blogueurs ? http://dlvr.it/ccDZ...

  2. Je ne crois pas que la relation journalistes-blogueur puisse exister durablement.

    L’information en soit est gratuite. Ce qui se vend c’est la capacité d’un média à fabriquer l’opinion d’un groupe social identifié et qualifié. Saut cas rare, un journaliste n’a pas de valeur économique en soi. Je crois que ce qui lui confère de la valeur c’est la qualité de son service à la ligne éditoriale de son employeur. Là, il contribue à fabriquer l’opinion de son lectorat et ça ça se vend donc il prend de la valeur. Quand un annonceur achète un page de pub c’est parcequelle sera lu par une population homogène qui est supposée s’intéresser au produit vanté. Quand un actionnaire achète un média, ce n’est pas parcequ’il cherche un placement par rentable c’est parcequ’il veut contrôler la pensée d’un groupe social donné.

    Est-il du rôle du blogueur de servir un ligne éditoriale (en dehors de la sienne propre)? Je ne le crois pas, ou il devient journaliste. Examinons alors pourquoi les journaux veulent des articles de blogueurs? Il me semble que c’est pour la même raison qu’un premier ministre choisit parfois des personnalité de la vie civile. Ca permet au journal de dire « ce n’est pas nous qui tout seul dans notre rédaction pensons-ça, des blogueurs (comprendre des gens comme vous) issus de la société civile le disent aussi ». En fait, en choisissant soigneusement des articles de blogueurs, les journaux crédibilisent leur ligne éditoriale.

    Pourquoi donc la relation journalistes-blogueur n’est pas possible? Parcequ’elle instable par nature. Si un blogueurs publie régulièrement dans un journal, il devient l’équivalent du journaliste et perd sa valeur propre de blogueur. C’est à dire que plus un blog est repris par un journal plus il est soupçonnable d’amitiés avec la ligne éditoriale et la valeur de sa caution disparait. En fait, tout les programmes de de fidélisation des blogueurs, genre blogueurs associés, contributeurs réguliers, etc. détruisent de la valeur. Il reste la possibilité d’un marché ou les blogueurs dans leurs ensemble diraient c’est XX euros le billet. Sauf, qu’il est tellement facile d’ouvrir un blog qu’il y aurait toujours de nouveaux venus qui proposerait le billlet à moins cher et ce prix tend donc vers zéro.

    L’avenir du blogueur c’est de fédérer un groupe social identifié et de fabriquer son opinion.

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  3. ou de participer bénévolement à la démocratisation des contenus, c’est à dire garantir la variété des points de vue, refuser le formatage de la pensée quelques média majoritaire en creusant des distinctions, on contestant la hiérarchie des événements, etc. Là le blogueur devient un agent de la démocratie, ce qui est beau mais bénévole.

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  4. C’est étonnant comme tu penches aussi pour le risque de pénétration des médias dans les blogs plutôt que l’inverse. Je suis de ceux qui croient que le risque de récupération et la difficile compréhension interculturelle sera surtout porté par le blogueur, qui voyage léger, alors que le média est une machine plus lourde.

    J’avais consacré un billet onirique et assez poétique à cela sous forme de métaphore : quand l’homme blanc vint coloniser l’Amérique du Nord (en lien).

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  5. Après Jean Véronis, Pierre Chappaz, Nicolas pour PMA et d’autres, les réflexions sur la mutation des blogs est d’actualité et ce n’est pas pour me déplaire. L’action et la réaction doivent être et rester toutefois associés au plaisir de l’écriture. Pour ma part, j’ai deux casquettes dans le blog puisque salarié non pas d’un journal mais d’un parti politique et d’une collectivité territoriale puis mon blog personnel qui est mon espace ludique. Deux postures donc bien différentes où pour la dernière effectivement je m’amuse avec le classement Tartenpion. Maintenant pour  » le rôle à jouer dans la bataille pour la démocratisation de l’information… », il va nous falloir se relever les manches. En tous les cas merci pour ce beau billet et cette belle pearl.

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  6. J’entends et lis un peu partout dans ce genre de débat « les blogueurs sont devenus les nouveaux journalistes, les premières sources d’information .. » . Attention à la généralisation ! Certains blogs sont des sources d’info pas tous !
    Il existe encore des blogs tenus par des personnes qui racontent leur vie, pour leur plaisir personnel et pour le plaisir de leur audience, qui se moquent d’être repris ou pas, qui n’ont comme « moteur » que leur plaisir !

    ps: bien joué le pearltree ! ;-)

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  7. @stetoscope

    « Ce qui se vend c’est la capacité d’un média à fabriquer l’opinion d’un groupe social identifié et qualifié. Saut cas rare, un journaliste n’a pas de valeur économique en soi. »

    Je ne crois pas qu’on puisse résumer la valeur d’un Média sous son angle économique. Quelle est la valeur d’un journaliste ? Sa crédibilité acquise grâce à sa formation, par la transimission de règles déontologiques. Les gens payent parce qu’ils estiment que les journalistes sont légitimes dans cette mission de traitement de l’information.

    « Ça permet au journal de dire « ce n’est pas nous qui tout seul dans notre rédaction pensons-ça, des blogueurs (comprendre des gens comme vous) issus de la société civile le disent aussi ». En fait, en choisissant soigneusement des articles de blogueurs, les journaux crédibilisent leur ligne éditoriale. »

    Oui sans doute. Mais l’apport du blogueur ne se résume pas à cela sinon les Médias se contenteraient de mettre en avant les commentaires de leurs lecteurs. Ce que l’on recherche à travers le blogueur, c’est une expertise, l’avis d’un citoyen averti, la possibilité d’une contre-information.

    « Pourquoi donc la relation journalistes-blogueur n’est pas possible?… »

    Je suis d’accord avec une grande partie de ton analyse. Personnellement, je pense que blogueur et Médias sont complémentaires. Le blogueur reste indispensable à tous les Médias car il a cette capacité unique d’intermédiation avec son lectorat.

    « Il reste la possibilité d’un marché ou les blogueurs dans leurs ensemble diraient c’est XX euros le billet. Sauf, qu’il est tellement facile d’ouvrir un blog qu’il y aurait toujours de nouveaux venus qui proposerait le billet à moins cher et ce prix tend donc vers zéro. »

    Certes tout le monde peut ouvrir un blog mais une poignée tiendront la distance, c’est toujours pareil. Qu’est ce qui a fait le succès des blogueurs de Lieu Commun ? Eolas, Koztoujours, les Econoclastes, Authueil ? Leur expertise que l’on ne retrouve que dans très peu de Médias. C’est cette spécialisation qui crée la valeur.

    « L’avenir du blogueur c’est de fédérer un groupe social identifié et de fabriquer son opinion ou de participer bénévolement à la démocratisation des contenus, c’est à dire garantir la variété des points de vue, refuser le formatage de la pensée quelques média majoritaire en creusant des distinctions, on contestant la hiérarchie des événements, etc. Là le blogueur devient un agent de la démocratie, ce qui est beau mais bénévole. »

    Le bénévolat a ces limites. Logistiquement, le blogueur a besoin de revenus pour créer, produire, pour continuer cette occupation chronophage. Tout le monde n’a pas les moyens d’assouvir ce « loisir de riche ». J.Rosselin a prouvé que l’équation était possible, le Post continue de payer ses blogueurs. Nous n’avons rien à inventer, le modèle économique existe déjà, il faut désormais l’étendre…

    @EniKao

    « C’est étonnant comme tu penches aussi pour le risque de pénétration des médias dans les blogs plutôt que l’inverse. »

    Je ne penche pas plus dans dans un cas que dans l’autre, je fais juste un constat de la situation actuelle. Je reste persuadé que la blogosphère est en mesure d’inverser la tendance. Même s’il sera difficile de dépasser les étiquettes partisanes, les sirènes des agences de pubs et l’appât du gain afin de faire émerger un projet collectif.

    A mon sens, pour réussir ce pari, il faut des moyens, se doter d’une plateforme. Il faudra donc des investisseurs et un nouveau projet. Un média géré par et pour des blogueurs, les modèles existent déjà outre atlantique.

    « Je suis de ceux qui croient que le risque de récupération et la difficile compréhension interculturelle sera surtout porté par le blogueur, qui voyage léger, alors que le média est une machine plus lourde. »

    En tout cas, ton billet est vraiment très bon, merci de l’avoir indiqué. Si l’on suit ta métaphore, l’avenir des blogueurs est en tout cas assez sombre, « cantonné dans des réserves » et réduit à un rôle de bêtes de foires. :)

    @ Yann Savidan et @Weetabix

    Bien sûr, bloguer doit rester un plaisir et tout le monde ne peut pas avoir les mêmes objectifs. L’essentiel, c’est de ne pas perdre la motivation, ce qui guette chaque blogueur à un moment donné. Rien de tel qu’un projet collectif pour la conserver.

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  8. Antoine Guedes 26 avr 2010 at 0h 39 min

    Article très intéressant quelqu’un comme moi qui vient d’entrer dans l’univers du blogging.
    Merci beaucoup !

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  9. [...] Ce billet était mentionné sur Twitter par Thierry Roget, Al-kanz.org, rosselin, br1o les bons tuyaux, Le Volontaire et des autres. Le Volontaire a dit: Quel avenir pour les blogueurs ? http://dlvr.it/ccDZ [...]

  10. Les blogueurs doivent diffuser des infos que TF1 cache.

    Exemple :

    Lundi 26 avril 2010 :

    Vente d’armes au Pakistan : la piste Balladur.

    http://www.liberation.fr/politiques/0101632141-vente-d-armes-a-pakistan-la-piste-balladur

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  11. La rémunération des blogueurs est en marche : Aujourd’hui les blogueurs peuvent se rémunérer grâce aux éventuels espaces publicitaires qu’ils peuvent mettre sur leurs blogs. De plus certains blogueurs sont déjà rémunérés par des industriels, des sociétés ou des politiques pour faire la promotion de leurs produits et leurs idées. Ainsi, les blogueurs les plus influents dans leur milieu sont invités à des conférences en avant première de l’éventuel sortie d’un nouveau produit (ex : l’I-phone).

    Mes sources : des professionnels du net, mon blog et Google Adsense.

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  12. je crois que les blogueurs ont tout à gagner à rester éloignés des médias traditionnels et à fuir comme la peste la publicité… S’ils doivent prendre des modèles, qu’ils prennent le Canard Enchainé, fakir, la Décroissance, le Sarkophage et d’autres qui sont indépendants et vivent indépendamment des deniers publics et des ressources publicitaires. Il en va de leur crédibilité.

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  13. « les blogueurs restent avant tout des sous-pigistes dont on se plait à exhiber les billets d’humeur « .

    Oui, ça n’est pas faux.

    Je suis même d’accord avec ton analyse.
    A l’exception, toutefois, des solutions. A mon avis, il n’y en a pas! Le blogueur n’existe pas: chaque bloguer est différent, chacun a son but. Pour la plupart d’entre eux, écrire pour le plaisir est le seul but. Ils n’iront pas chercher plus loin.

    Pour les autres, l’aventure de la collaboration avec les « grands » médias peut prendre différentes formes.

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  14. Excellente analyse, David. Même si je la trouve un poil en avance par rapport à son temps, ce qui est appréciable.

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  15. Juste vous signaler, vous qui êtes féru de débat public, le lancement d’un blog collectif autour des départements et des réformes territoriales http://www.lesdepartements.org

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  16. @ Antoine

    You’re welcome ;-)

    @ BA

    Oui c’est ce que j’évoquais dans mon précédent commentaire.

    @ Blogueur W

    Bien sûr à partir d’un certain trafic, nous sommes tous invités à droite et à gauche. Que ce soit dans les coktails ministériels ou celui de grandes marques. L’enjeu c’est de ne pas troquer notre objectivité contre de l’argent, c’est notre crédibilité qui en dépend. Trop de blogueurs ont perdu leur légitimité en se prêtant à ce jeu de dupes. Ils ont ainsi trahi leur lectorat, c’est regrettable…

    @ Eric Mainville

    Tu as sans doute raison, l’individualisme et le partisianisme prendra toujours le pas sur l’aventure collective. Je continue à espérer naïvement que des blogueurs s’organisent pour produire du contenu différent tout en conservant leurs particularismes. Avec quelques uns, nous avons réussi à plusieurs reprises ce pari. Dès lors, pourquoi ne pas s’inscrire sur du long terme ?

    De nouvelles idées, interviews sont en préparation. On verra bien sur quoi cela débouchera…

    @ Peuples

    Il vaut mieux être en avance qu’en retard ;-)

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  17. [...] ndr) giustamente definisce come « dei sub-pigisti» (dei ‘sub-collaboratori’, ndr)! (Reversus : Quel avenir pour les blogueurs [...]

  18. [...] En ce qui concerne notre collaboration avec les Médias, Reversus a cessé d’être un blog associé de Marianne 2. Nous pensons qu’il faut sortir du « sous-pigisme » et que la relation blogueurs/Médias reste à repenser. (Sujet déjà longuement évoqué dans cet article). [...]

  19. Just want to say what a great blog you got here!
    I’ve been around for quite a lot of time, but finally decided to show my appreciation of your work!

    Thumbs up, and keep it going!

    Cheers
    Christian,

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  20. [...] Reversus: Quel avenir pour les blogueurs? [...]

  21. [...] Dans la plus totale opacité, certains de ces blogueurs sont rémunérés, mais sans que ces médias ne consentent à indiquer – ne serait-ce qu’à leurs propres lecteurs ! – qui est payé, à quel tarif et sous quel statut, les ravalant à ce que Reversus a raison de désigner comme « des sous pigistes » ! (Reversus : Quel avenir pour les blogueurs ?) [...]

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